Quand arrêter sa thérapie ?
Quand arrêter sa thérapie ?

Quand arrêter sa thérapie ?

Que vous ayez commencé votre thérapie il y a dix jours, dix semaines, dix mois ou dix ans, il arrive un moment où vous vous posez nécessairement cette question : quand arrêter sa thérapie ? Derrière cette interrogation se cachent plusieurs autres questions : Pour quelles raisons ai-je envie d’arrêter ma thérapie ? Est-ce le moment ? Est-ce définitif ou temporaire ? C’est pour répondre à ces questions que j’ai rédigé cet article.

Quatre raisons d’arrêter sa thérapie

Il y a donc plusieurs raisons qui nous font nous demander s’il est tant d’arrêter sa thérapie.

Changer de thérapie

Il arrive que l’on ait l’impression d’avoir fait le tour d’une thérapie. Ou bien la thérapie avec laquelle on fait un travail sur soi ne nous convient pas ou plus.

On peut alors ressentir le besoin, l’envie de changer de thérapie, d’essayer une autre approche, une autre technique.

Changer de thérapeute

Que ce soit l’accompagnement ou le cadre thérapeutique qu’il ou elle vous propose, ou bien sa personnalité qui ne vous convient pas, vous pouvez être amené.e à vouloir changer de thérapeute.

Sentir que l’on va mieux

Vous avez la très claire impression d’avoir bien avancer, que vos symptômes, vos souffrances psychiques ont nettement diminués voire disparus.

Vous vous sentez mieux et il est donc naturel que vous souhaitiez arrêter votre thérapie.

Changer de situation personnelle

Un changement de situation peut aussi vous pousser à arrêter votre thérapie.

Ce changement peut intervenir sur le plan financier, mais aussi géographique si vous déménagez, ou encore sur votre emploi du temps s’il vient à être modifié.

Est-ce vraiment le bon moment d’arrêter sa thérapie ?

Certes vous ressentez le besoin, l’envie d’arrêter votre thérapie. Mais il se peut que ce ne soit pas le bon moment.

Aussi est-il important d’en parler avec son ou sa thérapeute. Prenez le temps de faire le point sur les raisons qui vous font penser qu’il est temps d’arrêter votre thérapie. Puis parlez-en à votre thérapeute.

Vous serez certainement surpris.e d’apprendre que votre thérapeute est aussi là pour vous accompagner dans cette décision.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  La question de l'analyse profane - Sigmund Freud

Il/ elle vous apportera son point de vue professionnel sur votre désir d’arrêter votre thérapie tout en se gardant bien d’émettre un jugement (neutralité et bienveillance font normalement partie de son cadre déontologique).

Il/elle vous proposera très probablement des solutions si les raisons sont dues à un changement de situation (moduler la fréquence et le tarif de vos séances, proposer un accompagnement en ligne). Peut-être vous recommandera-t-il/elle un.e autre thérapeute si vous souhaitez changer de thérapie (ou de thérapeute).

Cet échange avec votre thérapeute est essentiel pour le bon achèvement de votre thérapie. Vous n’aurez pas à supporter un éventuel sentiment de fuite ou de culpabilité et aurez davantage l’impression d’une thérapie aboutie.

Arrêter sa thérapie définitivement ou temporairement ?

Le désir d’arrêter sa thérapie définitivement (souvent parce qu’on se sent mieux, parfois parce qu’on a eu une mauvaise expérience avec une thérapie ou un.e thérapeute) peut s’avérer être une pause thérapeutique.

Vous avez peut-être juste besoin de prendre du recul par rapport à votre état, votre évolution, et reprendre plus tard votre thérapie.

En psychanalyse, on considère que la cure dure du moment où l’analysant commence son analyse jusqu’à ce que celle-ci soit considérée comme aboutie et s’achève. Cette cure peut se faire d’une seule traite ou être composée de plusieurs tranches d’analyse.


J’espère que cet article vous aura permis de répondre en partie à cette question : quand arrêter sa thérapie ? Dites-moi en commentaire si vous avez eu à prendre une telle décision, à quel moment de votre cure, si cela a été difficile d’en parler à votre thérapeute.

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Un commentaire

  1. Isabelle Charpentier

    Envie d’arrêter au bout de 2 ans en face à face et 4 ans sur le divan : j’en ai parlé à mon psychanalyste. Il m’a dit OK encore un peu.

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