supervision du thérapeute ou coach

La supervision de la ou du thérapeute ou coach

Je ne crois pas vous avoir déjà parlé de la supervision. Lorsque l’on devient psychanalyste, thérapeute ou coach, que l’on accueille et que l’on accompagne des patient.e.s, client.e.s il est vivement recommandé d’être supervisé.e. Dans cette article je vous explique en quoi ce travail analytique consiste, pourquoi il est vivement conseillé de le faire et pour quelles raisons tout thérapeute est fortement invité à le réaliser qu’il soit psychanalyste ou non.

A quel.le thérapeute ou coach la supervision s’adresse-t-elle ?

Quand on commence son activité de thérapeute ou de coach, on est toujours un peu perdu.e. Passer de la théorie à la pratique n’est pas évident. Les premiers entretiens, rendez-vous ou coaching, sont assez déstabilisants. On n’est pas très sûr.e de soi, on craint parfois de passer à côté de quelque chose, de mal accompagner son patient.

Il arrive assez fréquemment que l’on doute de ses compétences et de ses qualités en tant que thérapeute ou coach. Le diplôme ou la certification ne suffisent pas nécessairement à nous rassurer à ce sujet.

Un peu plus tard, lorsque notre expérience est un peu plus assise, que l’on gagne en assurance, il arrive que certains rendez-vous, certaines séances nous renvoient ou nous projettent dans des problèmes personnels. Il nous faut alors gérer le transfert et le contre-transfert et éviter de faire de l’accompagnement de son/sa patient.e ou client.e son propre accompagnement.

Il y a aussi des séances qui sont parfois très difficiles à soutenir émotionnellement et psychiquement. Il se peut par ailleurs que l’on se retrouve coincé.e, bloqué.e sur un cas, une situation : un.e patient.e ou client.e n’avance pas et on sent bien que cela vient de soi.

Enfin il y a aussi la vie du/de la thérapeute ou coach que l’on est qui évolue, des événements de sa vie personnelle douloureux ou non qui peuvent venir perturber son activité professionnelle et particulièrement sa neutralité bienveillante, le transfert ou l’attention flottante.

Vous l’aurez compris, la supervision s’adresse à tout thérapeute ou coach en activité. Mais pas seulement ! Avant de s’installer ou encore quand le/la thérapeute ou le/la coach fait une pause professionnelle.

A quoi sert la supervision ?

A quoi sert la supervision ?

La supervision a plusieurs fonctions qui vont permettre au/à la thérapeute ou coach d’être bien dans l’exercice de son activité et d’aider au mieux ses patient.es ou client.es tout au long de sa vie professionnelle.

Avant et au tout début de l’installation, le/la superviseur.e sera aux côtés du nouveau ou de la nouvelle thérapeute ou coach pour le/la rassurer sur ses compétences et qualités, l’encourager à s’installer, l’aider à analyser ses premiers entretiens et ses premières séances.

Par la suite la supervision permet de débloquer certaines situations, d’apporter des pistes supplémentaires, de valider des impressions, intuitions. Elle apporte un autre regard professionnel sur certains patients. Le/la superviseur.e a en effet suffisamment d’expérience pour proposer un angle de vue différent auquel le/la thérapeute ou coach n’aurait pas pensé.

La supervision offre aussi – et peut-être surtout – la possibilité au ou à la thérapeute ou coach de faire le point sur sa pratique et sur son évolution personnelle. On traîne tous des casseroles tout au long de notre existence : la supervision est là pour éviter au maximum que nos névroses aient des conséquences sur les patient.e.s ou client.e.s que l’on accompagne. D’autant plus qu’il est assez fréquent que celles-ci se manifestent avec une plus ou moins grande intensité au cours d’un accompagnement.


J’espère que cet article vous aura convaincu du bien fondé de la supervision quand on est thérapeute ou coach. Si vous avez des questions, je vous invite à les poser en commentaires. Et si vous souhaitez être supervisé.e, vous pouvez prendre contact avec moi.

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