analyse personnelle

Si vous ne savez en quoi consiste l’analyse personnelle, en quoi elle se distingue d’autres thérapies, si c’est le genre de travail thérapeutique que vous recherchez et quand vous pouvez commencer une analyse, cet article est fait pour vous et répondra à toutes ces questions.

Qu’est-ce que l’analyse personnelle ?

C’est une démarche personnelle et authentique qui vise à mieux se connaître. Mieux se connaître, cela signifie aller au coeur de qui l’on est. C’est donc analyser la personne, l’individualité que l’on est vraiment, telle qu’elle s’est construite et se construit encore au fur et à mesure des années qui passent.

Il s’agit non seulement d’identifier et de comprendre les névroses qui nous habitent, mais aussi de les apprivoiser, en diminuer les effets négatifs sur notre existence jusqu’à en faire les meilleures alliées de notre personnalité.

Pour se faire, il est nécessaire d’accéder à notre inconscient qui nous révélera bien des mystères sur qui l’on est et le fonctionnement de notre appareil psychique. Le transfert y a une place particulière et est minutieusement analysé pour mieux comprendre les enjeux de la cure analytique qui est menée.

Les rêves sont des matériaux qui nous permettent d’aller au coeur de notre inconscient. D’autres chemins nous y mènent aussi : les lapsus, en dehors ou au cours de la séance, les actes manqués, les comportements et les situations ou événements qui se répètent.

C’est pour qui ?

Pour tout névrosé.e que la ou les névroses font ou non souffrir, empêchent ou non de vivre. Contrairement à une idée reçue, on ne commence pas nécessairement une analyse parce qu’on va mal dans sa vie. Même si on vient à l’analyse parce que l’on souffre de sa ou ses névroses, on entre en analyse pour d’autres motifs.

Le plus souvent, on commence par une thérapie de soutien ou par une thérapie analytique : ici, une souffrance, un mal-être sont identifiés et les objectifs sont prioritairement d’aller mieux rapidement. Le travail analytique vient après, quand on va bien ou pas trop mal et que l’on est prête ou prêt à aller un peu plus loin dans la régression qu’impose l’analyse personnelle.

C’est pourquoi l’analyse n’est pas pour tout le monde, ou, dit autrement, tout le monde ne devrait pas être analysé. La régression analytique nous amène parfois dans des souterrains personnels bien cachés à la conscience et qu’il n’est pas très plaisant de dévoiler, de découvrir.

Cela nécessite de chuter un peu quand il s’agit de prendre conscience de certaines choses qui nous bloquent, qui nous empêchent d’avancer, d’être nous-mêmes et donc plus libres. Cela peut s’avérer douloureux et certaines prises de conscience peuvent remettre en question une vie entière.

Quand peut-on commencer une analyse personnelle ?

Quand on le désire, tout simplement. Si c’est la première fois, il se peut que votre psychanalyste vous propose de commencer par une thérapie analytique, généralement en face à face. Puis, quand vous le souhaitez, vous passez en position allongée sur le divan.

La position allongée sur le divan n’est pas nécessaire, surtout si ce n’est pas possible ou inconfortable pour vous. Elle permet juste une meilleure détente et favorise la libre association des pensées.

De même que l’on commence une analyse personnelle, il y a un temps ou elle s’achève. Soit parce que l’on n’en ressent plus le besoin ou le désir, soit parce que l’on change d’analyste. Parfois définitivement, parfois temporairement : on parle alors de tranche de cure analytique.

L’analyse personnelle est donc une démarche très personnelle pour laquelle il faut être prête ou prêt à régresser dans les méandres de son inconscient, mais qui nous permet de mieux comprendre l’humain qui est en nous, d’avoir de meilleures relations à soi-même et aux autres, de se sentir plus libre et développer une authentique valeur dans un monde où les souffrances sont notre lot quotidien.

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