Comment reconnaître une phobie

Comment reconnaître une phobie

Il existe beaucoup de phobies certaines au nom étrange, il suffit d’aller consulter la liste des phobies sur wikipédia pour s’en rendre compte. Certaines paraissent extraordinaires quand d’autres sont fréquentes. Que faire quand vous vous découvrez une phobie ? C’est ce que je vous explique dans cet article.

Reconnaître la phobie.

Vous avez peur des araignées. Vous savez qu’une toute petite araignée ne peut vous faire de mal, néanmoins vous devez faire appel à quelqu’un pour la faire disparaître de votre champ de vision. Sinon vous continuez à hurler, voire vous vous évanouissez. A chaque fois que vous êtes au contact de ou que vous voyez quelque chose, une angoisse surgit.

Ce qui est important de comprendre c’est que la phobie est une angoisse qui revient et non une peur qui passe. Ce qui caractérise la phobie, c’est d’une part sa répétition et d’autre part son irrationalité ; vous ne savez pas pourquoi vous avez peur. Vous ignorez pourquoi, par exemple, vous avez peur de l’eau et vous restez imperméable à toutes les explications rationnelles qui visent à vous rassurer et qui pourraient vous faire dépasser cette crainte si cela n’avait été qu’une peur.

Alors comment faire pour la reconnaître ? Comprendre le mécanisme de la phobie. Au moment où la phobie s’exprime, l’angoisse ressentie n’a aucune sens, vous n’arrivez pas à expliquer pourquoi vous ressentez cette angoisse. C’est parce que cette angoisse est liée à un autre objet d’angoisse bien caché dans votre inconscient. Il s’agit d’un déplacement d’une peur initiale envers quelque chose vers une peur d’autre chose. C’est ce qui explique son irrationalité. L’angoisse est déconnectée du véritable objet d’angoisse.

Il ne faut donc pas confondre une phobie de la peur de quelque chose de nouveau, d’inconnu.

Une fois que l’on a reconnu que l’on a une phobie et que l’on a compris que ce qui la caractérise c’est l’irrationalité de l’angoisse, il est bon de faire le point sur son impact dans notre quotidien.

La place de la phobie dans votre existence

En effet, il s’agit de comprendre si cette phobie prend suffisamment de place dans votre existence au point de rendre cette dernière insupportable.

Ce qui importe c’est de ne pas avoir à dépenser inutilement de l’énergie et du temps dans le dépassement de cette phobie.

Il va donc falloir que vous évaluiez s’il est bien nécessaire que vous preniez à bras le corps votre phobie. D’abord sa fréquence d’apparition qui est souvent liée à la rencontre avec l’objet de la phobie. Si vous êtes amené à prendre souvent votre voiture et que vous êtes amaxophobe (vous avez peur de conduire), votre souffrance va vite devenir insupportable. En revanche, si vous êtes aquaphobe, vous serez peut-être privé du plaisir de nager, mais rien ne vous oblige à fréquenter la piscine ou à aller à la plage.

Vous pouvez aussi évaluer l’intensité de votre phobie. La phobie peut se manifester de différentes façons, de quelques sueurs froides à l’évanouissement, en passant par les vomissements ou la sidération.

Deux erreurs fréquentes : essayer de vaincre une phobie qui n’est pas invalidante ou , au contraire, minimiser voire nier une phobie qui bouleverse votre quotidien ou dont l’intensité de l’angoisse est insupportable, ingérable (par exemple, la phobie scolaire).

Bien, vous avez reconnu votre phobie et savez de quelle façon elle dégrade votre quotidien. Il est temps à présent de faire un travail sur vous.

Entreprendre un travail sur soi.

Quand une phobie a un impact trop important dans votre vie, qu’elle fait trop souffrir, il est nécessaire de comprendre ce qui est à l’origine de cette phobie, quelle est l’angoisse initiale.

Il est alors important de vous faire aider car une phobie handicapante peut laisser s’installer l’angoisse, la faire grossir, et laisser s’installer une dépression, une désocialisation, des insomnies. Votre santé pourrait gravement se dégrader.

Ce travail doit se faire auprès d’un thérapeute qui pourra vous aider à mieux comprendre quel est le véritable objet de votre angoisse.

La psychanalyse, l’hypnothérapie sont de très bonnes approches. La thérapie comportementale pourra aussi vous aider dans les situations d’urgence.

En revanche, il vaut mieux éviter de se forcer à vaincre sa phobie, cela pourrait augmenter l’angoisse et empirer votre situation.

J’espère que cet article vous aura permi de mieux cerner ce qu’est une phobie et à quel moment il est nécessaire pour vous de faire un travail sur vous pour vaincre votre phobie. Dites-moi en commentaire si vous souffrez de phobie et quelle thérapie vous avez choisie pour la vaincre.

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